Beaumont sur Vingeanne

 

Les Poinsot ont résidé à Beaumont  jusqu'en 1841, année durant laquelle notre arrière arrière arrière grand-père François Poinsot a épousé Anne Carlet et est allé vivre à Gemeaux. 

Les Poinsot étaient vigneron jusqu'à la fin du 18ème siècle à Beaumont. Et il apparaît  queJean François Poinsot (père de François Poinsot) n'a pas suivi les traces de ses ancêtres et est devenu Tailleur de Pierre.  

 

Je n'ai pas trouvé de photos anciennes de Beaumont sur Vingeanne mais simplement un petit descriptif  et deux photos aériennes. Si vous possédez des photos (anciennes ou récentes) de ce charmant village et son superbe château ou des renseignements pouvant m'être utiles pour compléter cette page, n'hésitez pas à me contacter.

 

Qu'il fasse plutôt bon vivre en terre de Vingeanne, nul n'en a jamais douté. Les Romains pas plus que nos ancêtres gaulois qui avaient installé « Belli-Mons » ou « Belus-Mons », sur une éminence dominant la Vingeanne, à deux pas de la voie qui menait de Langres à Genève...

Capitale du canton des Attuariens (des Germains que l'empereur Constance-Chlore avait battus près de Langres en 304 et dont il avait installé les prinsonniers sur la Tille, la Bèze et la Vingeanne), Beaumont appartient, en 947, à Hugues, comte de Dijon. Le premier château édifié ici devient forteresse en 1173, quand la Vingeanne marque la frontière entre la Comté et la Bourgogne.

De puissantes familles se succèdent sur le territoire : la maison de Vergy, le seigneur de Bessey, Chabot, amiral de France, à partir de 1506 et de 1607 jusqu'à la Révolution, la baronnie de Saulx Tavannes. 

Entre-temps, Gallas et ses troupes sont, évidemment, passés par là ! 

Cette armée de l'Est, forte de 200 000 hommes (Hongrois, Croates, Polonais, reîtres (mercenaires) allemands, hérétiques, huguenots ou sans dieux) ne fait pas dans le détail et met toute la contrée à sac en 1636. « Le 8 novembre, rapporte Jean Porcheret, notaire, tabellion royal, les ennemis, en nombre de plus de 6 000 hommes... entrèrent pour la troisième fois à Beaumont, prirent le chateau, tuèrent ceux qu'ils y rencontrèrent, tant hommes que femmes et enfants et jetèrent par les fenêtres les pauvres malades... »

 

Pour échapper à la soldatesque, Françoise Gallet, la fille du notaire, resta cachée, onze jours durant, les pieds dans l'eau et son enfant dans les bras, dans les buissons au bord de la rivière. Un monument, « la Croix de Gallas », situé sur la place de Beaumont, rappela les souffrances du village jusqu'en 1920, date à laquelle, semble-t-il, une municipalité mal inspirée le vendit pour 20 francs à l'entrepreneur chargé d'édifier, à sa place, le monument aux morts de la guerre 14-18 ! 

Le village se reconstruisit au fil des siècles et c'est au début du XVIIIe que l'abbé Jolyot de Richecourt, chapelain à la cour de Louis XV, fit élever le « bijou de mesure et d'élégance » qu'est le château actuel. 

L'église fut construite de 1832 à 1838 sur l'emplacement de l'ancienne chapelle du château. De style néoclassique, elle est vouée à saint Barthélémy. 

A 2 km, en direction de Champagne, s'élevait, jadis la chapelle de Notre-Dame de Plantenay. Pendant six siècles, des pèlerins vinrent y prier la Vierge et boire l'eau de la source voisine pour guérir la fièvre. Démoli en 1793, ce sanctuaire a été remplacé par une nouvelle chapelle achevée le 8 avril 1866.

 

 

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